Technologie

Toronto et Dubaï, les villes du futur

Le « Smart Quartier » d’Alphabet à Toronto

Sidewalks Labs, filiale d’Alphabet (Google) et Waterfront Toronto (alliance entre la ville de Toronto, l’Ontario et l’Etat) ont pour projet de développer un quartier du centre-ville appelé « Quayside » (1). Pour ce faire, Sidewalks Labs va injecter 50 millions de dollars ; Toronto et l’Ontario ont prévu d’investir 1,5 milliards de dollars Canadiens (2).

Le siège social Canadien de Google et ses 300 employés occuperont ce quartier où la marche à pieds, le vélo et les transports collectifs seront favorisés et l’utilisation de la voiture sera réduite. Pour fluidifier le trafic, des navettes autonomes et des feux tricolores capables de détecter la présence de piétons seront installés (3). Les pistes cyclables seront chauffées en hiver pour le confort des utilisateurs.
Des tunnels sous-terrain seront aménagés pour y faire passer les câbles électriques et les conduites d’eau ainsi que le transport des marchandises et la circulation des robots livreurs.
Ce quartier sera équipé d’un grand nombre de capteurs afin d’obtenir des informations sur la circulation, l’utilisation faite des équipements…

La réduction du coût du logement, le recyclage des déchets et les dépenses énergétiques seront aussi au cœur de ce projet de « smart quartier ».
Ce quartier fera office de test grandeur nature pour Alphabet avant d’étendre son projet.

 

Dubaï, la courses aux avancées technologiques

A Dubaï, les évolutions technologiques ne seront pas cantonnées à un seul quartier.

Tout d’abord, l’aéroport de Dubaï, dont la fréquentation devrait passer de 83,6 millions de passagers en 2016 à 118 millions en 2025, a pour projet de se doter d’une voiture autonome Tesla et d’un tunnel à reconnaissance biométrique (4).

La Tesla autonome et connectée, développée en partenariat avec Dell EMC et Emirates, remplacerait les taxis et Uber : elle irait chercher le voyageur à son domicile pour le transporter à son terminal. Afin de s’assurer d’arriver à temps et au bon endroit, les informations concernant le voyage lui seraient communiquées. Elle irait encore plus loin en fournissant au voyageur sa carte d’embarquement et, grâce à un système mis en place à l’aéroport, les bagages seraient aussi pris en charge.  Cette solution apporterait un gain de temps et de confort non négligeable aux utilisateurs.

Une fois en direction de la porte d’embarcation, le voyageur pourra passer par un tunnel qui scannera son iris et son visage ; il n’aura plus besoin de passer devant un agent.
Ce tunnel aux allures d’aquarium sera équipé de 80 caméras (5).

 

En dehors de l’aéroport, voyageurs et habitants pourront croiser des véhicules autonomes et, pour certains d’entre eux, volants.

La police, qui s’est déjà dotée d’un robot policier de proximité capable de s’adapter aux personnes en face de lui (6), a en effet présenté une moto futuriste dont le but est de détecter des infractions au code de la route : elle est équipée de 8 caméra et devrait, à sa sortie en 2020, être autonome (7).

Les agents de la ville ne sont pas en reste : ils seront équipés d’une moto volante conçue par Hoversurf et baptisée « Flying Hoverbike » qui est capable d’atteindre la vitesse de 70km/h et de voler à environ 5 mètres du sol. Cette moto ressemblant fortement à un drone géant est électrique et nécessite 4 heures de charge pour 25 minutes d’utilisation. Elle sera utilisée pour surveiller le trafic ou en cas d’urgence pour arriver plus rapidement sur les lieux.

Les civils auront aussi droit à leur véhicule volant d’ici cinq ans : un taxi « piloté » grâce à une application pour smartphone et pouvant transporter deux passagers sur une durée d’environ 30 minutes grâce à ses 18 moteurs électriques. L’entreprise allemande Volocopter est à l’origine de ce taxi qui est au prix de 200 000 à 250 000 euros.

 

De plus en plus de villes s’appuieront sur les données pour améliorer notre confort, à l’instar du futur quartier « Quayside » à Toronto. De nouvelles technologies et de nouveaux modes de transport feront leur apparition. Dans quelques années, il sera donc possible de faire du vélo sur des pistes chauffées ou de prendre un taxi volant pour se rendre à l’aéroport.
Mais tous ces projets ont un coût qui ne peut pas être supporté par toutes les villes ou tous les pays. La vie dans les villes les plus riches prendra une allure de film de science-fiction. Mais pour les habitants, ces gadgets et ces avancées technologiques deviendront la norme. Pour les autres, il faudra sûrement attendre encore quelques années.

 

Par Marine Rouet

Publié le 2 novembre 2017

 

(1) https://www.usine-digitale.fr/article/alphabet-google-fait-de-toronto-son-laboratoire-de-la-ville-du-futur.N604358

(2) http://www.zdnet.fr/actualites/smart-city-google-prend-ses-quartiers-a-toronto-39859016.htm

(3) https://www.ft.com/content/5044ec1a-b35e-11e7-a398-73d59db9e399

(4) https://www.usine-digitale.fr/article/tunnel-biometrique-voiture-taxi-autonome-bienvenue-dans-l-aeroport-du-futur-a-dubai.N599983

(5) https://www.thenational.ae/uae/transport/dubai-airport-s-new-virtual-aquarium-tunnel-scans-your-face-as-you-walk-through-it-1.665406

(6) https://siecledigital.fr/2017/10/20/des-motos-volantes-pour-la-police-de-dubai/

(7) http://www.parismatch.com/Actu/International/Dubai-motos-volantes-et-Batpod-pour-les-policiers-1366769

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